L'important n'est pas la destination mais le voyage.

Frequently Asked Questions ou Les Questions que l’On Nous Pose Souvent

#1 Pourquoi vous avez décidé de vivre comme ça ? Vous devez manquer d’espace là-dedans !

Alors, la raison première, ce que l’on voulait découvrir d’autres choses. Entre l’un qui adore rouler dans toutes les situations possible, et l’autre qui n’aime rien tant que de découvrir de nouveau paysages, cette vie-là était faite pour nous.
Par ailleurs, il y a quand même de très nombreux avantages : plus de factures à payer, plus de charges, plus d’obligations.
En vivant plus simplement, nous pouvions économiser un salaire, celui qui permettait de payer les charges de la maison. Pourquoi travailler pour redonner cet argent à d’autres, quand on pouvait à la place vivre autrement ?

#2 En fait, c’est cool, vous êtes tout le temps en vacances…

Si c’est par rapport au fait que l’on a pas d’obligation stricte, oui, on peut dire cela comme ça.
Si vous pensez que l’on vit une vie d’aventure, d’excursions, d’activités trépidantes tous les jours et que l’on peut dépenser sans compter, alors, non. Il faut se méfier des blogs voyage, qui vous montrent des vidéos trépidantes, mais pas la réalité, parce qu’ils sont monétisés, et qu’il faut faire croire que c’est une vie de rêve.
C’est une vie avec son quotidien, normale, dans laquelle il nous faut subvenir à nos besoins. Comme vous. Sauf que nous, on ne peut pas se reposer sur ce que l’on connait, nos habitudes, que ce soit pour les commerces, les lieux, les médecins, les vétérinaires. Nous devons en plus pense à économiser l’eau et l’énergie, puisque nous vivons en 100% renouvelable. Nous n’avons pas de machine à laver le linge, ni de congélateur, et notre frigo est minuscule.
Activités, visites, etc ? Cela coûte cher. Parfois très cher. On en fait une de temps à autres, mais c’est rare. On ne va pas non plus au restaurant ou dans les campings. Nous vivons en autonomie, ce qui implique diverses contraintes. C’est une vie quotidienne lambda, mais avec des contraintes en plus 😉
C’est une chouette vie, mais ce n’est pas des vacances 365 jours par an 😉

#3 Moi, je ne pourrais pas, j’aime trop mon confort !

Alors, le « confort » dans un véhicule dépend du véhicule. Si vous pensez aux vans aménagés de manière artisanale au fond d’un jardin, où il n’y a ni toilettes, ni douche, ni eau « courante », ni chauffage : je vous rassure, nous non plus on ne pourrait pas.
Dans un camping-car standard et construit par un constructeur, vous avez tout le confort moderne : c’est une mini-maison sur roues !

Nous avons une cuisine complète avec frigo, freezer, 3 feux pour cuisson, et même un four.
Nous avons une salle d’eau, des toilettes sèches, de l’eau chaude et une douche.
Nous avons l’eau « courante », avec un réservoir (c’est notre château d’eau personnel !) et l’eau qui coule simplement en ouvrant le robinet, pour s’écouler dans un réservoir d’eaux grises (C’est un peu comme le tout à l’égout, sauf qu’il faut le vider – les eau noires des toilettes en moins).
Nous avons le chauffage, très efficace : même par -27 en haute altitude, nous avions 16° dans le camping-car.
Et nous avons un grand lit de 140×210 !
Nous avons même fait une installation électrique « centralisée : avec des prises réparties dans tout le camping-car, branchées sur un convertisseur qui transforme le 12v des batteries en 220v, nous pouvons utiliser divers appareils, des ordinateurs au robot de cuisine.

Bref nous ne manquons pas de confort. Et en plus, c’est très économique en fonctionnement !

#4 Et avec quoi vous payez tous vos voyages ?

Avec de l’argent !
Non, sérieusement, il faut bien avouer que c’est probablement la question que l’on nous pose le plus souvent. Et pourtant… est-ce que moi je vous demande comment vous faites pour payer votre maison, votre voiture, vos sorties, vos loisirs, vos fringues, votre nourriture et vos factures ? Voilà. Bah nous, c’est pareil :-p
Globalement, ça fait partie des questions auxquelles je ne répond pas. Tout simplement parce que chaque cas/personne est différent(e) des autres, et que si je vous explique comment nous faisons pour subvenir à nos besoins, cela ne vous aidera pas à vous lancer si vous aussi vous envisagez de vivre une vie « nomade ». Il y a plein de solutions, parfois il faut en cumuler plusieurs, et parfois faire des sacrifices.

#5 Et c’est quoi ces solutions ?

La première de toute, c’est d’économiser lorsque l’on travaille. Pas de sorties, pas de shoppings, pas de café ou de bière au bar avec les potes, pas de console de jeu, pas de plats préparés, économiser sur l’eau, le chauffage, etc etc. Bref, pas de dépenses inutiles.
Ensuite, il y a ceux qui vendent tout : voiture, maison, meubles, vêtements, électroménager… etc. et qui recommencent à zéro quand ils n’ont plus d’argent. Cela relève ici plus du « voyage » que du « nomadisme ».
On peut aussi gagner sa vie en « nomade », travailler au fur et à mesure que l’on avance, travailler sur le net, etc. ce qui peut permettre de voyager plus longtemps.
Certaines personne arrivent à se faire financer en publiant des contenus de type photos, vidéos, vlogs etc. et en faisant des appels aux dons.

#6 N’empêche, ça pollue vachement votre histoire…

Croire que vivre dans un véhicule pollue davantage que vivre dans une maison est une idée reçue. Je pourrais même vous donner des chiffres exacts, mais en attendant :
– Nous consommons tout confondu, pour cuisiner, laver, boire etc. environ 15L d’eau par jour, soit moins de 5,5m3 par an.
– Notre électricité est produite de manière 100% renouvelable via des panneaux solaire. Certes, nous utilisons des batteries, mais la pollution générée par des batteries changées de manière même régulière reste infime par rapport à la pollution d’une centrale nucléaire. Les panneaux solaires ont une durée de vie de 25 ans en moyenne.
– Nous ne produisons pas d’eaux noires, puisque nous utilisons des toilettes sèches, lesquelles sont compostables.

Je vous entend d’ici : « oui, mais tous vos déplacements, avec un diesel, ça pollue grave ! ».
Faisons le calcul. Nous faisons en moyenne 100 km par jour, même moins, puisqu’il nous arrive de manière régulière de rester arrêté une journée ou deux, ce qui représente, environ 30.000 km/an. A l’époque où nous travaillions tous les deux, nous faisions donc chacun 60 km AR/jour, puisque nous étions tous les deux  à 30 km de notre travail. Et non, il n’est pas forcément possible de vivre à coté de son travail ni de déménager à chaque fois que l’on change de boulot. Rajoutez à cela tous les déplacements annexes, pour aller faire des courses, voir la famille, ou juste se balader : c’est largement plus que ce que nous faisons aujourd’hui !

D’une manière ou d’une autre, nous polluons tous, parfois sans même nous en rendre compte. C’est d’ailleurs ce qui est intéressant avec ce mode de vie, c’est que l’on prend conscience de plein de choses, non seulement à l’usage, mais aussi en voyant comment vivent les gens dans d’autres pays. En vivant dans un camping-car, il faut trouver ses ressources, et éliminer ses déchets : cela oblige à économiser les ressources et à gérer ses déchets. Même sans s’en rendre compte, on gaspille moins.

#7 Comment vous faites avec les chiens ?

Les chiens ne représentent pas un problème : ils sont identifiés, vaccinés, possèdent un passeport et ont été testés pour la rage. Par ailleurs, le camping-car est leur maison : ils ont leur confort, leurs paniers, leur propre espace dans la soute qui a été aménagée pour être ouverte sur le couloir du camping-car. Nous emportons des médicaments, tout le nécessaire en cas de besoin, et sommes devenus experts dans l’art de trouver un vétérinaire d’urgence via Google. Nous n’avons à ce jour pas eu de problème insoluble.
Au niveau des frontières, que ce soit avec la Russie, la Roumanie, la Bulgarie, la Turquie, les Balkans ou le Maroc, personne ne s’est jamais retourné de la présence de chiens. Il n’y a que les Anglais que cela a intéressé pour l’instant !

#8 Et pour leur nourriture, vous faites comment ? Vous trouvez facilement des croquettes ?

Nos chiens ne mangent pas de nourriture industrielle, uniquement de la viande crue avec quelques légumes, des huiles, des noix, des abats (alimentation dite BARF, « Biologically Appropriate Raw Food ») etc. Il nous suffit donc d’entrer dans un supermarché pour leur trouver à manger sans problème. Il n’y a qu’en Norvège que cela a été plus compliqué, à cause du coût prohibitif de la viande ! Dans le cas où nous craignons des difficultés, nous emportons avec nous des boites d’alimentation humide achetées en amont.

#9 Ils doivent drôlement s’ennuyer si ils ne peuvent pas sortir comme ils veulent…

Je sais que c’est un concept qui n’est pas vraiment encore très connu, mais les chiens préfèrent généralement votre présence à celle d’un jardin où ils peuvent sortir comme ils veulent. Les nôtres, en tout cas, quand les portes étaient ouvertes à la maison, s’en fichaient royalement et préféraient dormir sous nos bureaux !
De fait, ils dorment là aussi souvent à nos pieds. Ils sortent deux à trois fois par jour, ou bien quand ils en manifestent le besoin. Nous faisons régulièrement des marches ou des randonnées, et nous jouons ou faisons une activité de type tricks ou flair tous les jours. Quand le lieu et la législation s’y prêtent, ils ont aussi la possibilité de s’ébattre en liberté, de nager, de courir, de renifler, etc.