L'important n'est pas la destination mais le voyage.

L’espagne et son doux climat, son soleil pendant le gris hiver … Tarifa, mon rêve d’adolescence ! Les cotes du Portugal … Douceur de l’hiver !

# Retrouvez nos photos préférées par ici : Album Espagne & album Portugal;
# Retrouvez une carte de nos points photo et des parkings sympas pour dormir;

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L’Espagne et le Portugal, alors … ?

On a aimé :
– la gentillesse des Espagnols et leur volonté d’aider de manière systématique
– la facilité que l’on a eu a depanner le camping-car apres avoir eu des soucis d’abord avec nos pneus puis ensuite avec les supports moteurs, sans parler d’une durite arrachée par une congère de neige – et paf le liquide de refroidissement ….
– les paysages variés, la relative facilité à se garer (a part en zone tres touristique)
– les jolies routes de montagne …

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On a pas aimé :
– l’omnipresence des déchets en decomposition
– la relative difficulté a se comprendre (au début, du moins …) en Espagne car personne ne parle anglais, mais on y arrive tres bien quand même : quelques mots de Francais, 3 mots d’Espagnol, 2 mots d’anglais ! Au pire, y’a google !
– les « voitures espagnoles » … ca c’est un clin d’oeil : les Espagnols ne sont pas discrets de nature. Quand ils se garent a coté de toi en pleine nuit, ils claquent 52 portières et 12 coffres sur une période de 30 minutes. Prevoyez les bouchons d’oreilles pour la nuit, car ils aiment aussi discuter et rire pendant des heures !!! En vrai, il n’y a eu qu’une seule nuit où nous en avons vraiment souffert, passée sur le bord d’une plage, des jeunes jusqu’a 3h du matin et des pecheurs a 5h qui ont mis 1h30 a partir … dur.

Si vous aimez le soleil et que vous detestez avoir (trop) froid, c’est fait pour vous ! Dans le sud de l’Espagne et du Portugal, les températures et la météo hivernales sont plus que clémentes : en février, nous nous sommes baignés dans l’atlantique en Algarve … ca n’était pas tres chaud quand même, mais au moins, ca n’était pas surpeuplé. C’est très agréable car la végétation qui devient faite de plantes grasses et de conifères, est tres verte : on se croirait presque en été chez nous !
Par contre, dans le centre et le nord de l’Espagne et même du Portugal, c’est l’hiver : froid glacial et neige sont au rendez-vous. Si vous souhaitez visiter l’intérieur des terres, mieux vaut y aller en automne avant les chutes de neige.

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L’espagne est un pays qui nous a surpris par sa diversité de climats et de paysages. Forets, deserts, plages, montagnes, parfois, le tout dans un même rayon ! Nous y avons trouvé des pépites (dommage, pas au sens propre du terme, pourtant nous avons exploré en large et en travers les mines d’or désaffectées de Rodalquilar), profité de nombreuses petites routes de montagne, exploré des pistes improbables et dormi dans de magnifiques endroits. L’espagne s’explore lentement en furetant, il y a tellement  à voir !

Si vous êtes amateurs de cinéma : de très nombreux films ont été tournés en Espagne, y compris certains blockbusters du cinema Hollywoodien : nous sommes, pour notre part, partis sur les traces d’Indiana Jones !

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A ne pas manquer :
En Espagne :
– le desert des Bardenas, notre endroit preferé parmi tous, une veritable merveille que vous pouvez traverser via 50 kms de piste et en prendre plein les mirettes. A contrario, nous avons été très déçu par le desert de Tabernas, inaccessible ou alors uniquement via des parcs d’attraction.
– les grands lacs du centre de l’Espagne ;
– Les mines d’or de Rodaquillar ;
– Le Rocher de Gibraltar (a voir de loin … c’est plus joli !!), symbole de la classe Britannique aux portes du Maghreb. Si vous avez besoin de carburant, profitez-en : c’est moins cher, il suffit de vous munir de votre carte d’identité (et de patience !)
– Tarifa : spot emblematique du monde la glisse, c’est aussi le point le plus au sud de l’Europe continentale. Passez une ou plusieurs nuit à Playa de Los Lances : le soleil se couche en nimbant de lumière les cotes marocaines, sublime !
– Cadiz, la vieille ville : une fois passée le premier abord trop touristique, on découvre des chefs d’oeuvre d’architecture.
– La cote de Galice, dechiquetée et pleine de promontoires avec des vues vertigineuses – n’oubliez pas un passage par le Cap Finistere !
– La Plage des Cathedrales : certes tres touristique, mais a condition d’y aller en semaine, c’est tres supportable et si on prend le temps d’admirer les lieux a basse et a haute mer, c’est magique … Si vous voulez passer sous les 3 arches, il faudra verifier les marées : il faut que le coefficient soit assez grand ou bien … il faudra vous mouiller et le courant est assez fort.
– Les Picos de Europa : montagnes vertigineuses qui offrent au plus courageux une vue sur l’Atlantique a 30 kms de là …
– L’embalse de Mediano et son église engloutie.
– Le Mallos de Riglos et son petit village pitoresque accolé a la falaise. Cet impressionant conglomerat s’admire de pres comme de loin, et vous pouvez aussi admirer le paysage d’en haut, mais là, c’est 920m de denivelé total (460 en montée sans discontinuer … !)

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Au Portugal :
– Les cotes de l’Algarve, roche orange, tres dechiquetées, magnifiques même si tres touristiques. Nous avons été un peu déçus par le gouffre de Benagil, lequel est d’ailleurs inaccessible en hiver. Il y a de nombreuses petites plages et criques tout le long de la cote. Attention aux attrapes-touristes avec les tours en bateaux, certains n’offrent pas grand chose, assurez-vous de ce que vous pourrez voir et faire.
– les falaises du Cap Saint Vincent (Cabo Sao Vicente), vertigineuses ! Si vous avez de la chance, vous y verrez peut etre même de joyeux trompe-la-mort pratiquant un sport appelé « highline », consistant a marcher sur une sangle de 2.5cms de large tendue entre deux falaises a plusieurs dizaines de metres de hauteur (bien sur, ils sont securisés !)
– Si vous aimez la plage et la mer, ne manquez pas non plus les immenses plages de sable blanc de la cote Atlantique. Vous pourrez même y voir des lagunes d’eau douce.
– Cabo Da Roca : ce n’est pas l’endroit le plus joli mais c’est emblematique : c’est le point le plus à l’ouest de l’Europe continentale ! De là vous pourrez acceder à des plages parsemées de rochers aux formes etonnantes : Praia da Ursa, Praia da Adraga par exemple.
– Si vous avez quelques sous à depenser en visites, alors Sintra est un incontournable avec son architecture et sa geologie. Par contre, attention, cher ….
– Si vous avez beaucoup de chance, peut etre pourrez vous voir la plus grosse vague du monde – autoproclamée – revenir à Nazare …. bon la dernière, c’était en 2012, mais on ne sait jamais !
– Vous pouvez aussi trouver de tres beaux sites naturels comme les Gorges de Cabril, la cascade d’Ermelo

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Coté pratique :

Note à propos des chiens errants: les Espagnols ont souvent très peur des chiens car il y a de nombreux chiens errants et n’hésitent pas a vous menacer avec un bâton lorsque vous promenez les vôtres. Les automobilistes ne prêtent aucun égard aux chiens sur la chaussée … l’un de nos chien a failli se faire écraser par un 4×4 sur une plage, celui ci est passé a pleine vitesse dans le couloir entre mon chien a 5m de moi et moi. J’ai eu très peur ce jour-là, c’était improbable car sur une immense plage dans un parc naturel. Soyez vigilants …. Au Portugal, il y a encore plus de chiens errants qu’en Espagne, soyez prudents sur les routes. Et si vous visitez le centre du Portugal, il y a aussi des vaches, des ânes etc. sur la chaussée ! Méfiez-vous des chiens de troupeau qui sont couchés au bord de la route, car ils ont une fâcheuse tendance à se jeter sur votre véhicule au dernier moment.

Note à propos du stationnement sauvage : les Espagnols font une franche difference entre « bivouac » (comprendre, stationnement une ou 2 voires 3 nuits – point trop n’en faut – mais où rien ne dépasse du camping-car et rien n’a été sorti, et ca inclut les cales) et le « camping » (cales, store, tables et chaises … etc.). Le camping sauvage est interdit, le bivouac toleré. Dans la pratique, nous n’avons fait que du bivouac sauvage et jamais nous n’avons été délogé par la Guardia ou la Policia. Nous avons cependant évité les zones touristiques et les plages de la cote Méditerranée.


La carte routière : nous avons acheté une Michelin qui regroupe les deux pays au Carrefour de Saragosse..
Trouver de l’eau : Aires camping-car (attention aux aires où aucun prix n’est indiqué … demandez avant de vous servir ou bien vous risquer de vous retrouver avec une « facture » d’eau plutot élevée … Sinon, il y a des fontaines absolument partout et un certain nombre de stations-services ont des « pistolets à eau » parfois gratuits (payant dans les Repsols …). Certaines aires très bien équipées sont gratuites.
Vidanger ses eaux grises : Aires camping-car ou bien stations de lavage auto.
–  Vidanger ses toilettes : Aires camping-car ou campings. Nous avons opté pour un toilette sec, donc aucun problème.
Jeter ses poubelles : pas de vrai problème non plus : malgré la propension des Espagnols et des Portugais à laisser leurs déchets partout dans la nature (gachant par la même occasion quelques très beaux sites …), il y a des poubelles partout. Profitez-en pour faire comme nous : ramassez ce qui traîne autour de vous …
Au Portugal, les grands sites touristiques sont propres car nettoyés. Malheureusement, ce n’est pas le cas partout ….
Trouver du GPL : Principalement dans les stations Repsols. Vous pouvez telecharger les POI pour votre GPS ici pour l’Espagne et ici pour le Portugal. Attention, le cas de l’Espagne est specifique : on vous vendra avant le départ un embout qui peut etre « universel » et qui est sensé etre utilisable dans toutes les stations hors Repsol, mais dans la pratique, sans l’embout « repsol », impossible de faire le plein. A Saragosse nous avons trouvé un gentil pompiste qui non seulement parlait francais mais en plus avait l’embout et nous a sauvé la mise en attendant de recevoir le notre envoyé en fedex par l’entreprise Belge Van Meenen chez qui nous avions acheté notre installation. Au Portugal, c’est un embout europe standard, aucun problème.
Faites le plein en Espagne : c’est moins cher ! (et c’est valable aussi pour le carburant).
Trouver de l’internet : Plusieurs solutions s’offrent à vous : achat d’une carte sim locale, séjour dans des hotels/B&B/campings offrant ce service, roaming depuis votre forfait d’origine. La 3G est plutot tres efficace. Attention aux cartes sim en Espagne, qui souvent obligent a l’achat de la carte puis ensuite, de crédit … cela revient vite cher. Sinon, nous avons exploité le Wifi des magasins Norauto, tres efficace, ou bien des MacDo, nous avons aussi trouvé du wifi public sur des parkings improbables en pleine montagne … Au Portugal, nous avons opté pour l’achat d’une carte SIM « data only » de l’operateur MEO : 15€/15 jours/30 go en 4G et nous avons eu de la 4G absolument partout au Portugal.
# choississez une carte sim en Espagne : regardez ce lien (en anglais)
#Choississez une carte sim pour le Portugal : regardez ce lien (en anglais) – si vous n’avez pas besoin d’appels, on vous conseille fortement la MEO !
Faire ses courses : C’est comme chez nous, avec des enseignes specifiques. N’hésitez pas d’ailleurs à les utiliser, les petits « Mercado » sont souvent moins chers que les grandes enseignes. En Espagne, la vie est moins chère qu’en France. Au Portugal, a contrario, la vie est assez chère (similaire à la France, à part en Algarve ou à Lisbonne où tout est plus cher), privilégiez les petits mercado locaux et evitez comme la peste les grandes enseignes d’import car c’est beaucoup plus cher !

Astuce : si comme nous vous entrez au Portugal en venant de l’Espagne depuis Huelva par l’autoroute (pas d’autre route possible a ce niveau) : coté Espagnol, c’est gratuit. Coté Portugais : cela ne l’est plus ! Une fois le pont franchi, vous arrivez sur un portique. Vous devrez passer à droite pour enregistrer votre véhicule car les péages au Portugal sont électroniques – et très chers ! Il faut pour cela une carte de crédit de type Visa. Nous n’avions qu’une Mastercard et l’automate n’a pas voulu fonctionner, le douanier présent au poste de douane a 100m du portique nous a dit qu’il fallait faire un enregistrement manuel en bureau de tabac/marchand de journaux. Il est tres facile de ne pas prendre les autoroutes et nous ne les prenons jamais, du coup, nous n’avons jamais enregistré notre plaque. Renseignement pris, ca n’est absolument pas obligatoire. Prenez la première sortie (moins d’un kilometre) et a vous les routes de campagne – certes défoncées mais tellement plus pittoresques !