L'important n'est pas la destination mais le voyage.

La Turquie n’était pas prévu dans notre itinéraire 2018. Nous avions prévu de descendre par la Bulgarie directement en Grèce. Mais au fur et à mesure que l’on s’est rapproché de la frontière, nous nous sommes dit, pourquoi ne pas aller y faire un tour, voir si cela nous plait, pour y revenir ensuite passer un automne ou un hiver ? A l’origine, nous avions prévu de simplement faire le tour de la mer de Marmara, par Istanbul et retour par Cannakale. Mais la Turquie nous a séduit !

# Retrouvez une carte des parkings sympas (ou pratiques) pour dormir ;
# Retrouvez sur Instagram nos stories avec de nombreuses images de la Turquie.

Vous allez adorer la Turquie si : 
Vous aimez les contacts sociaux. Les Turcs sont très sociables et aiment communiquer. Ils n’hésitent pas à dégainer leur smartphone et Google Translate pour parler avec vous !
Vous aimez le calme quand vous êtes garés. Les Turcs sont des gens discrets et respectueux !
Vous aimez explorer les petites routes et les petits recoins cachés ;
Vous aimez l’archéologie et tout ce qui touche à l’empire romain et à la Grèce Antique.

Par contre, on vous le déconseille si :
Vous n’êtes pas sûr de vous au volant. La circulation peut-être chaotique, difficile, fatigante. La code de la route n’est presque jamais respecté, les limitations de vitesse sont là pour faire joli. Oubliez la conduite à l’européenne, ici on conduit comme en Russie !
Vous avez un véhicule fragile et si vous ne voulez pas vous cantonner aux autoroutes. Le réseau secondaire est souvent en mauvais état, la signalisation pour les dos d’ânes, travaux et autres routes abîmées inexistante ! Les routes sont souvent très sales, il y a souvent des hydrocarbures, parfois chèvres, vaches et moutons sur la route, sans parler, bien sur, des chats et chiens errants.
Vous avez peur des (gros) chiens. Les chiens errants sont absolument partout ! Généralement farouches, ils sont généralement pacifiques, mais il y a aussi les chiens qui eux ne sont pas errants et peuvent être vindicatifs s’ils gardent.

A retenir :
Soyez vigilant sur la route car la signalisation est souvent inexistante et le concept de sécurité n’a rien à voir avec ce que l’on connait.
Ne conduisez pas la nuit, en particulier sur les axes secondaires, si vous pouvez l’éviter : il y a des véhicules qui circulent sans éclairage. Si vous y êtes obligés, soyez prudent !
Faites très attention aux chiens ! certains, notamment les gros chiens jaunes, peuvent être agressifs avec les véhicules, chercher à vous arrêter, mordre votre carrosserie et vos pneus. Ces chiens, souvent dérivés voire purs Kangals (berger d’Anatolie, race locale, de gros chiens jaunes à l’allure de mastiff) sont utilisés pour garder et protéger propriétés et troupeaux. Ils sont toujours livrés à eux-mêmes et font un peu ce qu’ils veulent !
Méfiez-vous des rabatteurs si vous visitez des sites touristiques. Si vous mordez à l’hameçon, vous aurez des difficultés à vous en débarrasser. Vous voulez visiter un site ? Garez-vous, et allez droit à l’entrée où se trouvent les guichets de tickets officiels, en ne tenant pas compte des sollicitations des tiers.
Si vous avez un (des) chien(s) : vous trouverez de la viande facilement pour un prix modique dans les supermarchés (en particulier les Migros), sinon, emportez sa nourriture car il y a vraiment peu de choses pour les chiens. Même si l’on aime pas ça, équipez votre chien d’un collier anti-parasitaire : la quantité d’animaux errants décuple le risque pour votre chien de récupérer une parasitose, notamment liée aux tiques. Si votre animal semble soudain patraque, foncez chez le vétérinaire ! Évitez globalement tout contact entre votre animal et les animaux errants. Lavez-vous rapidement les mains si vous les touchez !

En bref, pourquoi on a aimé :
– Les très beaux paysages ;
– Le calme et la discrétion des Turcs ;
– L’extrême gentillesse et serviabilité des Turcs, le service partout ;
– Leur modernisme à bien des égards (communication de coordonnées GPS par Snapchat avec un dépanneur, échange par SMS avec un vétérinaire…) ;
– les routes secondaires improbables ;
– La facilité a trouver un parking pour la nuit, de l’eau potable, la connexion en 3G presque partout ;
– L’impressionnante quantité de sites archéologiques, accessibles facilement et souvent pour peu cher ;
– Le coût de la vie assez bas (pour nous, pas pour eux, hélas…) ;
– L’absence presque totale de camping-car et de touristes, c’est amusant et rafraîchissant !

Ce que l’on a pas aimé :
– Le bétonnage des côtes, en particulier sur la mer noire et sur la mer de Marmara, et dans certaines zones de la mer Egée ;
– Les déchets absolument partout, malgré la présence de poubelles absolument partout ;
– Les chiens errants partout ;
– L’absence de signalisation des innombrables dos d’ânes !

Coté pratique :
GPS/Carte : Nous avons utiliser notre GPS Tomtom et Google maps. En effet, notre GPS ne connaissait pas toutes les routes secondaires.
Trouver de l’eau : Vous aurez l’embarras du choix ! Il y a des fontaines absolument partout.
Vidanger ses eaux grises : le mieux ca reste d’utiliser des produits naturels sans phosphates pour tout (savon, produit vaisselle et d’entretien etc.) car il y a peu d’infrastructures. Il y a de nombreuses stations de lavage auto mais peu ont vraiment un système autre qu’un écoulement naturel.
Vidanger ses toilettes : là, ca se corse – hors saison. En saison, vous pourrez certainement le faire dans les campings, mais il y a vraiment peu d’infrastructures dédiées.  Nous avons opté pour un toilette sec, donc aucun problème car il y a des poubelles partout.
Jeter ses poubelles : pas de problème non plus : il y a des poubelles absolument partout, sur les parkings et au bord des routes. Même sur les plages !
Trouver du GPL : Il y en a dans presque toutes les stations service.
Trouver de l’internet : Plusieurs solutions s’offrent à vous : achat d’une carte sim locale, séjour dans des hotels/B&B/campings offrant ce service, roaming depuis votre forfait d’origine. La 3G est globalement assez efficace et fonctionne à peu près partout y compris dans les campagnes. Nous avons utilisé aussi bien le réseau Turkcell que Turk Telekom.
Faire ses courses : Là, c’est un peu différent. Vous trouverez différentes enseignes locales telles que Sok ou Bim, ainsi que des Migros et des Carrefours. Globalement c’est dans les Migros que l’on a eu le plus de choix. Pour les produits frais, nous vous conseillons les marchés, et surtout pour les légumes et les fruits car en supermarché, vous n’aurez que peu de choix comparativement aux marchés.
Trouver un spot de stationnement : il est très souvent possible de se garer près des phares, ports ou plages, ou près des lacs. Les fontaines ont dans 50% des cas un parking qui peut être exploitable. Les sites touristiques disposent aussi généralement d’un parking, qui est généralement payant entre 5 et 10 LT. Vous pourrez aussi trouver des spots dans les forêts par exemple, mais prenez garde à ce que ce soit bien sec, sinon, vous ne ressortirez pas, la terre est très grasse.
Vous pouvez retrouver nos spots bivouacs sur nos cartes interactives.

Entrer en Turquie

La Turquie ne fait pas partie de l’Europe, vous allez donc rencontrer une vraie frontière.

Les Français n’ont pas besoin de visa. Vous allez vous présenter à la frontière, où l’on vous accordera 90 jours de séjour. Vérifiez bien que tout est en ordre dans vos papiers : passeports, permis de conduire du conducteur du véhicule, carte grise du véhicule (attention, le véhicule doit impérativement être immatriculé dans le pays dont dépend le passeport du conducteur ! Sinon, vous ne rentrerez pas !) et assurance.
Vérifiez par avance que votre carte bancaire va fonctionner ainsi que les frais de commission et le taux de change applicable, ainsi que les conditions d’utilisation de votre forfait téléphonique.

Une fois que vous aurez passé les douanes du pays que vous quittez, vous allez entrer sur les douanes Turques. Simplifiez-vous la vie en déverrouillant par avance vos portes et soutes si vous en avez, un douanier va sommairement contrôler que vous ne transportez pas de personnes non déclarées pendant que vous serez arrêté au premier guichet de contrôle. Généralement, les douaniers vont s’adresser aux étrangers en anglais. Un anglais même sommaire vous suffira.
Il va également vous être demandé si vous avez des choses à déclarer. Vous trouverez ici plus d’informations sur ce que vous pouvez ou non importer. Il en principe aussi interdit de faire entrer des produits carnés ou laitiers. Nous n’avons pas été contrôlés pour cela.

Respectez bien les stop et les vitesses indiquées : votre véhicule est pris en photo au fur et à mesure que vous avancez au sein du poste frontière.

Vous allez donc voir plusieurs guichets, arrêtez-vous devant le premier.
Le premier est le contrôle des passeports. Tous les passagers doivent se présenter devant le guichet. Si tout est en ordre, votre passeport sera tamponné avec une date de fin de visa (normalement, 90 jours).
Le deuxième, immédiatement à coté, est celui de l’importation temporaire de votre véhicule. Il vous faudra présenter le passeport du conducteur, son permis, le certificat d’immatriculation et l’assurance. Le douanier va enregistrer votre véhicule dans la base de données, et tamponner le passeport du conducteur pour indiquer qu’il est entré avec un véhicule. Attention, vous ne pourrez en aucun cas sortir du territoire sans votre véhicule, retenez bien cela ! Impossible de ressortir par avion, même temporairement, ou de vendre un véhicule sur place.
– Une fois cela fait, vous pourrez repartir. Arrêtez-vous tranquillement aux barrières, on vous fera signe de continuer ou de descendre. Le passage se fait en principe assez facilement, surtout si vous avez un camping-car. Vous allez rencontrer un troisième et dernier guichet, où un douanier vérifiera que tout est en ordre sur votre passeport avant de vous laisser partir.

Revenir en Europe (Grèce) depuis la Turquie

Vous allez donc arriver tout d’abord aux douanes Turques.
Vous allez passer à un premier guichet, lequel est équipé d’une caméra qui lit votre plaque. Si le douanier n’a pas eu le temps, comme nous, il va vous demander de reculer pour vous remettre devant la caméra, puis ensuite vous fera signe d’avancer.
Vous arrivez ensuite à un deuxième guichet, le contrôle des passeports. Le douanier va tamponner vos passeports pour la sortie du territoire Turque, puis vous faire signe de continuer.
Un troisième guichet est pour les papiers du véhicule. Donnez au douanier votre certificat d’immatriculation, votre permis et votre passeport. Le douanier devrait aussi vérifier sommairement l’intérieur de votre véhicule, il nous a simplement demandé d’ouvrir la porte principale et jeté un simple coup d’œil.

Une fois ceci fait, vous passez en zone franche vers les douanes Grecques. Si vous avez une file de camion sur la droite, passez gentiment sur la gauche, vous allez trouver un passage pour les autos à côté du scanner à rayons X installé pour les camions.
Au premier guichet, présentez vos papiers, passeports, certificat d’immatriculation, permis de conduire.
Comme vous rentrez dans l’espace Schengen et que vous êtes résident d’un état membre, l’entrée est très rapide. Avancez jusqu’au contrôle des douanes, et attendez de voir si le douanier souhaite vous contrôler ou non. Si non, avancez et passez entre les camions jusqu’à rejoindre la 4 voies. Et voilà !