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LNDLS - Les News de la Semaine

LNDLS #37 : Suisse, Liechtenstein, Autriche, Allemagne…

Lundi matin, après une nuit calme sur le petit parking du barrage sur la Massa (en fait, il n’y a pas eu un seul véhicule…), nous reprenons la route vers l’est, direction la Furkapass et l’Oberalpass.


La route serpente dans la montagne, puis dans la vallée, nous traversons le joli village d’Andermatt, et attaquons la Furka. La route, souvent assimilée à la route des Trolls en Norvège présente en effet des similitude : le bitume est propre, la route est large et circuler y est facile malgré les épingles, le dénivelé et la circulation assez importante. Le principal danger reste les conducteurs peu habitués aux routes de montagne qui roulent lentement et tendent à rouler à gauche, les motards qui oublient que prendre de l’angle ne se fait pas sur la ligne médiane de la route ou les conducteurs de voiture de sport qui ont tendance à se croire sur une spéciale de rallye et qui doublent en dépit du bon sens et sans visibilité. Le problème sera le même sur la route de l’Oberalp !
Juste avant le sommet de la Furka, on trouve la source du Rhône et son glacier. La visite est payante, pour entrer sous le glacier, mais nous y avons déjà été une fois, en septembre 2015 (d’ailleurs, j’en profite pour vous remettre les photos !) et cela ne mérite pas que l’on y retourne. En plus, il y a beaucoup de monde et le glacier, en net recul depuis trois ans, mériterait certainement qu’on lui fiche la paix…
Cependant, la vue depuis les terrasse est superbe, avec le lac qui s’écoule en cascade pour devenir le Rhône. En face, d’autres glaciers, dont là aussi, nous devinons le recul.

Une fois la Furka descendue, on attaque l’Oberalp ! Une belle route de lacets qui monte, monte… pour les frileux, il existe un ferroutage, qui longe la route à travers la montagne.
Nous décidons comme il y a trois ans, de nous arrêter sur le parking du col, où, détail amusant, un phare signale le point culminant. Malheureusement, les lieux ont fortement changé : des grues, des excavations et de nouveaux bâtiments en tôle ont fait leur apparition : objectif, défigurer ce superbe pan de montagne avec une nouvelle station de ski… !
Do s’essaiera à la randonnée qui monte au lac Toma, mais capitulera à quelques centaines de mètres du haut tant le chemin est difficile – +de 500m de dénivelé positif en moins de 3kms. Le malaise étant proche, il a préféré redescendre. Malheureusement, ce genre de randonnées, qui oblige a monter puis redescendre dans un pierrier n’est pas pour moi.
La nuit ne sera pas vraiment calme, des véhicules et des bruits non-identifiés ainsi que des hélicoptères ayant commencé à tourner dès 6h30 du matin.

Mardi, nous redescendons donc l’Oberalp, direction la frontière avec le Liechtenstein. Dans la descente, nous rencontrons de nouveaux les mêmes fou-furieux qui doublent sans visibilité – et la sécurité étant minimum sur le bord de la route, nous frémissons à chaque fois de peur qu’un véhicule ne survienne en face. Nous ferons halte sur une jolie zone de pique-nique sous les arbres, charmante et toute équipée, à deux pas de sentiers pédestres au bord du Rhin. Le lieu est calme et nous y passerons une bonne nuit.

Mercredi, direction l’Autriche ! Nous remplissons notre réservoir de gasoil avec le jerrycan rempli en France, pour éviter le coût prohibitif du carburant en Suisse et au Liechtenstein, celui-ci étant bien moins cher en Autriche. Nous n’avons que 30 kms à faire pour atteindre Feldkirch, où nous ferons le plein, nous équiperons d’une vignette pour les routes à péage (au cas où) puis irons faire les courses, avant de monter dans les montagnes du Tyrol.
Nous devrons suivre un camping-car Suédois dont le conducteur est manifestement peu habitué à son gabarit : il roule à gauche, est incapable de se ranger, ne sait pas se placer pour éviter que son porte-à-faux ne bloque la chaussée. Il monte, et descend à moins de 20km/h, bloquant la circulation dans les deux sens et empêchant de plus tout dépassement. Nous devrons le suivre près de 25kms, ce qui mettra le moteur du camping-car et les nerfs du conducteur à rude épreuve !
Nous arrivons finalement sur une micro-route gravillonnée, mono-voie… qui devrait nous permettre d’atteindre le parking au départ de la Kanisfluh, une randonnée de montagne. Ce sera épique, mais mission accomplie ! La vue est magnifique, et le spot très calme.

Jeudi matin, Do décidera de tenter l’ascension du Kanisfluh : 576m de dénivelé positif, 3,75km de montée continue avec des pentes à 48%. Là aussi, c’est inenvisageable pour moi car mon genou ne résistera pas à la descente dans les pierriers. Contrairement à la randonnée à l’Oberalp, il arrivera en haut après 1h45 d’ascension ! La vue valait sans aucun doute tous ces efforts. C’est amusant de se faire des signes à des altitudes situées à plus de 500m d’écart !


Nous continuerons ensuite notre route dans le nord du Tyrol, avec pour objectif, vendredi, de faire un passage éclair en Allemagne afin d’aller visiter le musée BMW à Munich.

Nous trouverons un joli petit spot, certes peu éloigné d’une route, mais avec une superbe vue sur un lac aux eaux vertes et cristallines. Une promenade en fait le tour, et il est aussi possible d’accéder au lit de la Lech. Nous écoperons d’un orage, et nous y passerons une nuit tranquille, malgré les voitures très présentes sur la route non loin dès 6h du matin.

Vendredi, direction Munich ! Il reste 135 km environs pour l’atteindre, et nous y arriverons vers 13h. Malheureusement, le musée BMW ne propose qu’un seul parking souterrain, bien entendu inaccessible pour nos 2,95m de haut… Il nous faudra plus de 30 minutes pour trouver, après moults tours et détours et retours dans la circulation Munichoise cauchemardesque, une place sur le bord de l’avenue. Limitée à 1h30, mais tant pis, on fera avec !

Nous avons été un peu déçus par le musée, qui fait la part belle aux nouvelles technologies, nous sommes plus orienté old school que « véhicules » électrique, mais il y a de très beaux véhicules présentés, et quelques moteurs assez rares aussi. Il manque de nombreux véhicules, (E34, 2002 Turbo par ex ) d’autant que n’y verrons pas nos deux voitures préférées ni l’éclaté du moteur que l’on souhaitait voir. La visite est un peu décousue et ne suit pas un cheminement logique, c’est un peu déstabilisant. Par contre, c’est clairement très beau et il y a eu beaucoup d’investi dedans – bien que l’entrée soit à un tarif raisonnable, 10€ par personne.

Après la visite, nous partons en recherche d’un spot pour la nuit, mais en Allemagne, le problème du réseau en campagne ne nous permet pas de trouver un emplacement adapté, puis nous tombons sur des travaux qui nous empêchent de rejoindre le Seebensee en Autriche directement – il faudrait faire un énorme détour ! Du coup, nous arriverons en Autriche à la nuit tombée, et nous nous garerons sur un petit parking au bord de l’Achensee car la faim commence à se faire sentir ! Le parking est payant de 8h à 18h mais pas la nuit, nous resterons là.

Samedi matin, direction un spot qui semblait fort prometteur. Malheureusement, c’est là que les ennuis commencent : après plusieurs kilomètres de route de montagne, nous nous heurtons à une barrière, la route est close et réservée aux locaux. De dépit, nous décidons de continuer le long de la frontière italienne, mais cela se corse…. il n’y a que deux routes, et la première, après quelques kilomètres, nous offre un magnifique panneau « interdit aux plus de 2,5T »… on a une tonne de trop. La deuxième, elle, nous offre un magnifique péage, 9,50€ pour 2 km. Bien sur, la vignette achetée à la frontière ne fonctionne pas sur ces péages-là. Excédés, nous tournons casaque et redescendons dans la vallée, et une trentaine de kilomètres plus loin, nous trouverons un joli site avec une randonnée de 8 km à faire dans de jolies gorges. Le parking est équipé de poubelles et de toilettes, et bien qu’en ville, il sera parfait pour cette nuit. En plus, nous sommes à plat, c’est rare !

Dimanche de bon matin, nous retournons faire la petite randonnée dans les gorges et profitons du silence et de la lumière qui monte doucement. L’odeur de l’humidité, de l’herbe, de la roche et le bruit de l’eau, un pur régal !
Au retour, nous décidons donc de rester sur place 24h de plus, et de nous diriger vers Enzingerboden, au pied du Grossglockner, lundi.

Nous avons donc aussi décidé sans avoir à tergiverser de ne pas aller aux cascades de Krimml : il faudrait payer 9,50€ pour la route, puis 6€ de parking (et encore, ça c’est de 0h à minuit, donc en théorie, si on dort sur place, cela fait 12€…), et 8€ d’entrée sur le site. Cela fait beaucoup pour se retrouver entassés sur un site bétonné, et qui plus est, cela ne correspond pas à notre philosophie anti-racket-organisé. Des cascades, on en trouvera d’autres !
Idem pour le Grossglockner, il faudrait débourser pas moins de 35€ pour avoir le droit d’accéder au parking… et se retrouver entassés sur une plateforme bétonnée sans aucun charme. Non merci ! Non seulement c’est absurdement cher, mais en plus, plusieurs personnes nous ont dit qu’il n’y avait pas grand chose à voir, et vraiment, être entassés n’est pas du tout notre truc…

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Full timer depuis le 1er septembre 2016. Aime voyager, se balader avec les chiens, les sports canins, le tricot et le crochet, cuisiner.