L'important n'est pas la destination mais le voyage.
LNDLS - Les News de la Semaine

LNDLS #22 : Vive les Highlands !

Cette semaine, direction les Highlands ! Nous quittons le Loch Meadie pour remonter via la petite route de Lairg à Durness jusqu’à la plage de Sangobeg, un joli spot sur une superbe plage de sable blanc. La route qui remonte, sous le soleil et dans les ajoncs fleuris, est fort jolie bien qu’un particulièrement mauvais état. Nous prenons plaisir à retrouver de magnifiques paysages sous le soleil, même si la lumière, plus dure, est moins jolie qu’à l’automne 2016. Nous longeons la côte le long, traversons le Kyle of Tongue puis longeons le Loch Eriboll. De nombreuses petites îles aux plages de sable blanc émaillent l’océan scintillant.

C’est jour férié au Royaume-Uni, notre spot de bivouac a perdu de son aspect sauvage ! de nombreuses personnes viennent se promener sur la plage et même y bivouaquer. Les chiens courront et nageront jusqu’à plus soif, par contre, pour la baignade, l’eau est franchement trop froide ! Au soir, c’est plus calme, et nous ferons une nouvelle promenade et une partie de frisbee sur la plage, au soleil déclinant, avant de devoir aller nous mettre à l’abri des moustiques. La nuit sera calme.

Au matin, nous partons longer la cote pour rejoindre la randonnée de Sandwood Bay, cette plage étant sensée être la plus belle du Royaume-Uni. Malheureusement, une fois sur place, mauvaise surprise : c’est surpeuplé !! Nous décidons donc de continuer notre route à la place, direction Ullapool, puis nous retournons là encore sur l’un des spots repéré en 2016, Cove Beach. Nous avions écumé toutes les péninsules en 2016, nous nous contentons donc cette fois de profiter de la route principale et de ses paysages sublimes : c’est de toute façon déjà une découverte, puisqu’en 2016, nous avions parcouru cette route dans un épais brouillard… A cove Beach, nous passerons une soirée calme à profiter de la plage.

Malheureusement, au retour de la plage, mauvaise surprise : notre pneu arrière droit est à plat ! Zut, ce pneu n’a que 600kms ! Comme nous avons déjà fait l’expérience de la jante fendue et que ce problème est connu sur ce modèle de jantes, nous testons à l’eau savonneuse : bingo ! La jante, celle-là même que nous avions acheté en Norvège, est fendue juste au niveau de la valve. Bien sur, nous sommes au milieu de nulle part, pas de station de gonflage ni de garage dans un rayon de 30kms… Du coup, nous passerons une nuit épique à regonfler le pneu à 3.6bars toutes les 2h pour éviter que sa carcasse ne se déforme, tout en prévoyant d’appeler l’assistance au matin.

Cependant, au matin, nous décidons que cela vaut le coup de tenter de rallier Inverness, où l’on trouve de nombreux garages et même un spécialiste des jantes et des casses, plutôt que d’appeler l’assistance sans savoir où celle-ci va nous parachuter. 3.6bars, c’est trop peu pour rouler longtemps, mais il n’y a que 130kms. Nous trouverons une station de gonflage à mi-chemin ou nous gonflerons à 4.5bars, ce qui nous permet de rallier Inverness sans encombre.

Premier arrêt, la casse ! Malheureusement, pas de jantes de la bonne taille. Au bout de la rue, un tout petit garage tenu par des personnes d’origine Indienne, nous tentons notre chance à tout hasard. Bingo ! Il en a 4, démontées d’un Iveco ! Super ! La jante est un peu rouillée, mais notre pneu est promptement remonté. En moins d’une heure, c’est réglé, et avec le sourire, s’il vous plait !

Nous décidons de rester sur Inverness le temps de s’assurer que tout bien. Nous retournons donc sur le bord du Loch Ness. Pas de chance, au matin, le pneu s’est un peu dégonflé : nous retournons donc au garage ! Le mécanicien décide immédiatement de démonter la roue, et passera près d’une heure à chercher la « fuite ». Celle-ci est introuvable… Du coup, en désespoir de cause, il démonte le pneu et change la valve, qui est souvent la coupable. Nous retournons de nouveau au Loch Ness, pour nous assurer que cela ne bouge plus.

Comme on dit, jamais deux emmerdes sans une troisième, à minuit pétantes, alors que nous sommes garés sur un parking au bord de la route et occupés tranquillement sur nos ordinateurs respectifs, BLAM ! Une voiture nous heurte, en bout de course, plein face ! Mince, c’est quoi ce bo*del ! Nous nous précipitons dehors et relevons immédiatement la plaque du véhicule, un gros Mercedes ML noir, aux vitres teintés. Le choc a fait beaucoup de bruit à défaut de faire des dégâts, puisque le camping-car n’a rien – merci le pare choc en matière plastique un peu molle et la grosse barre de renfort derrière. Les étudiants anglais qui campent à quelques dizaines de mètres se précipitent, frontales allumées. Les événements se précipitent, le conducteur commence par reculer puis s’arrête. Je lui enjoins de s’arrêter, mais il commence à avancer, puis s’arrête. Puis il accélère, fort, alors que je suis devant sa voiture. Nous le laissons prendre la fuite, et nous passerons ensuite une heure au téléphone avec la police.

Au matin, nous retournons donc à Invernes faire une déclaration au poste de Police, pour que cet individu comprenne bien que s’enfuir n’est pas la solution et que cela ne sert a rien. Était-il ivre ? Sans permis ? On ne saura jamais, mais nous aurons fait le maximum nécessaire.
Bonne nouvelle cependant, notre pneu ne fuit plus !

Après toutes ces émotions, en route pour Skye, dont nous n’avions pas vraiment profité en 2016 tant la météo avait été exécrable.

Nous retournons bivouaquer sur un spot que nous avions déjà utilisé en 2016, avec vue sur les Cuillin Hills. Par contre, cette fois, nous ne serons pas seuls : une dizaines d’autres véhicules s’égaillent au bord du Loch. La nuit sera particulièrement calme. Au matin, nous décidons de refaire le tour de l’île. Et c’est là que nous nous rendons compte encore une fois que Skye n’est pas du tout le lieu sauvage que l’on imagine : à chaque virage, un B&B, des camping-cars, des fourgons, des tentes montées sur le bord des routes. C’est une grosse usine à touristes ! Nous voulions aller faire la randonnée qui monte vers l’Old Man of Storr, mais le parking vomit au moins deux douzaines de véhicules garés sur le bas-coté de la route, et le chemin qui y monte est noir de monde. Non merci ! Je n’ose pas imaginer à quoi doit ressembler l’île en Juillet-Août…
Nous prendrons la journée pour faire le tour de l’île avec un arrêt tout au nord au milieu des moutons, c’est étrange, la mer a disparu sous un nuage brumeux, on a l’impression d’être quelque part au sommet d’une montagne alors que nous sommes au niveau de la mer. Nous revenons à notre point de départ du matin au Loch Slapin et nous y retrouvons presque les même personnes !

Au matin, nous prenons la route du sud en direction du port de Cairnyan, et prendre le ferry vers l’Irlande, le 7 juin prochain. Comme nous connaissons déjà de jolis spots, nous décidons d’en profiter et de faire des arrêts à des endroits connus, après avoir longé le Glen Garry et ses Lochs dans un fastueux paysage de montagnes, nous rejoignons par une toute petite route a l’atmosphère un peu magique avec ses frondaisons vertes et ses murets couverts de mousse, le parking de la cascade d’Eas Chia-aig [56.95491, -4.9995], avant de décider de continuer vers un petit spot au bord du Loch Arkaig. Nous essuierons un orage carabiné, puis la pluie s’arrête… et laisse place… aux midges ! C’est la première fois que nous rencontrons ces petits moustiques mordeurs, presque invisibles à l’œil nu, qui vous assaillent par centaines et se faufilent dans les plus petites ouvertures, à travers les moustiquaires, se collent aux cheveux et aux vêtements… au secours ! Nous rendons les armes après avoir essuyé plusieurs douzaines de morsures et tué plusieurs centaines de ces microscopiques bestioles, pour retourner au parking de la cascade. Malheureusement, ils sont entrés par centaines dans le véhicule, et la nuit promet d’être longue…

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Full timer depuis le 1er septembre 2016. Aime voyager, se balader avec les chiens, les sports canins, le tricot et le crochet, cuisiner.